Syrie : preuve britannique de l’utilisation d’armes chimiques

Le journal britannique The Times affirme samedi que des sources militaires ont obtenu des preuves solides de l’utilisation « d’une arme chimique » en Syrie. Des scientifiques militaires britanniques ont trouvé des preuves médico-légales que des armes chimiques ont été utilisées dans le conflit syrien.

Un échantillon de terrain aurait été sélectionné dans un secteur proche de Damas, et clandestinement envoyé en Grande-Bretagne, prouvant après analyse, « qu’une arme chimique » a été utilisée, affirment des sources de la Défense.

Les analyses ont été effectuées au sein de l’Institut de recherche chimique et biologique du ministère de la Défense britannique, à Porton Down.

A la fin du mois de mars, les membres de l’opposition syrienne avaient déjà déclaré que les forces d’Assad avaient utilisé des armes chimiques près de Damas, faisant 2 morts et 23 blessés.

Les rebelles syriens avaient expliqué que les forces du régime avaient tiré sur eux, ce qu’ils décrivaient comme des armes chimiques à l’aide de lance-roquettes, dans la ville d’Adra à la périphérie de Damas.

« Les médecins analysent l’arme chimique utilisée comme du phosphore qui touche au système nerveux et provoque un déséquilibre ainsi qu’une perte de conscience », avait déclaré Mohammad al-Doumani, un activiste dans la ville voisine de Douma, où les blessés avaient été transportés.

Dès jeudi, des diplomates de l’ONU ont déclaré que les nations occidentales détenaient des « preuves tangibles » de l’utilisation d’armes chimiques lors des combats en Syrie.

L’équipe de chercheurs n’a cependant pas pu identifier de qui le régime du président Bachar al-Assad ou des rebelles, avaient eu recours à l’arme chimique, ni la quantité répandue lors des combats.

The Times a cité une source anonyme déclarant : « Il existe quelques rapports expliquant qu’il s’agit seulement d’un puissant agent anti-émeutes, mais ce n’est pas le cas. Il s’agit d’autre chose ».

Le ministère britannique de la Défense n’a fait aucun commentaire sur la découverte lorsque les représentants ont été contactés par la presse. Le ministère des Affaires étrangères a quant à lui déclaré qu’il était profondément préoccupé par l’utilisation possible d’armes chimiques en Syrie.

« Nous sommes profondément préoccupés par les nombreux rapports faisant état de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie », a déclaré un porte-parole.

« Nous avons fait part de nos préoccupations au Secrétaire général des Nations unies, et l’avons pleinement soutenu dans sa décision de procéder à une enquête », a-t-il ajouté.

« L’utilisation d’armes chimiques serait un crime horrible. Ceux qui ordonnent l’utilisation d’armes chimiques, et ceux qui participent à leur utilisation, rendront des comptes », a-t-il prévenu.

Le gouvernement de Bachar al-Assad a demandé à l’ONU d’enquêter sur ses allégations selon lesquelles les rebelles de l’opposition ont tiré un obus d’armes chimiques dans la province d’Alep le 19 Mars dernier.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a nommé le Professeur Ǻke Sellström – expert originaire de Suède, connu pour son travail dans le désarmement et la sécurité mondiale – à la tête d’une mission dans la région.

Mais le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a écrit au chef de l’ONU cette semaine, annonçant que son gouvernement ne pouvait accepter une enquête dont l’objet va à l’encontre de ses propres forces.

Sarah Lalou

Article publié sur le site de Guysen News

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